De l'encre dans les veines

Une plume au bout des doigts, un monde derrière la tête...
 
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 Hurlements

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Mooney
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MessageSujet: Hurlements   Mer 17 Fév - 0:54

Hurlements


Des hurlements. Ah, tiens, aujourd’hui, ce n’est pas contre moi ou contre Papa. Ni même contre quelqu’un de vivant. L’ordinateur. Ca change. Ca fait du bien, un peu de changement. Même si on préférerait qu’il n’y ait pas de hurlements. Ca fait du mal, des hurlements.
C’était prévisible. On n’y avait pas eu droit depuis quelques jours. Une semaine, même. Peut-être même deux. Je ne m’en souviens plus. Je ne cherche plus à compter. En plus, les Grands sont venus ce week-end : après chaque week-end où les Grands viennent, il y a des hurlements. Je devrais m’en souvenir, maintenant. Mais à chaque fois, après chaque week-end, je me permets d’espérer que, cette fois-ci, il n’y aura pas de hurlements, que ça ira mieux. A chaque fois, mon espoir se brise au mur de la réalité. Comme tous les espoirs qui ont bercé mon enfance.
Suis-je encore une enfant ? Suis-je déjà une adulte ? Qu’est-ce qu’une adolescente ? Est-ce que cela correspond à la période de la vie où je suis ? Oui ? Mais est-ce que les autres adolescents souffrent autant que moi ?
. . .
Certains plus, certains moins. Allez, arrête de dramatiser ta vie, sale bourgeoise. Allez, tu connais ta vie, tu n’as aucune raison de t’en plaindre. Papa te l’a dit, l’autre soir, lorsque toi aussi, tu as eu envie de hurler –mais toi, au moins, tu as eu la dignité et la pudeur de ne pas le faire ; de te réfugier sous l’eau de la douche pour pleurer sans qu’on t’entende. « Mais voyons, Diane, il n’y a pas de raison d’être aussi malheureuse… Personne n’est malade dans la famille, on a un train de vie assez sympa, on a une maison confortable, les Grands ont accès à de bonnes études, tu es dans un très bon lycée, bla bla bla… » Allez, Diane, avoue-le : il a raison. Tu n’as pas de raison d’être malheureuse.
. . .
Alors, pourquoi est-ce que, sous la douche, tu pleures ? Alors, pourquoi, est-ce que, la nuit, tu pleures ? Alors, pourquoi est-ce que, seule à la maison, tu pleures ? Alors, pourquoi est-ce que, le jour, tu fais des sourires hypocrites et sens un couteau se planter dans ta chair lorsque tu réponds que, oui, ça va ?
Je pensais que ma dépression s’était terminée lorsque les voix avaient arrêté de murmurer sans cesse, durant mon sommeil, ces mots terribles qui me torturaient tant, à un rythme régulier, comme des coups sur un tambour tribal. « Rentre chez toi, rentre chez toi, rentre chez toi. » Que pouvais-je leur répondre ? J’ai longtemps essayé de les faire se taire, je leur criais que j'étais chez moi ! En vain. Puis, au bout de quelques mois, les voix se sont affaiblies, se sont fait moins fréquentes, jusqu’à disparaître. Je croyais en avoir fini.
Tu parles.
Les hurlements de Maman ont fini par me faire revenir à la réalité. Sa dépression, elle l’a mieux caché que la mienne, durant toute l’année précédente. Cependant, lorsque la mienne décrut, la sienne s’aggrava. Elle hurlait si peu avant. Maintenant, c’est quasiment routinier. Et il n’y a pas que les hurlements post-départ des Grands. Elle hurle, elle hurle, elle hurle.
Ca vient par vagues, en général. On y a le droit quatre ou cinq fois par semaine quand ça lui prend. Sinon, la mer est aussi lisse que le verre. Mais quand une tempête s’abat sur l’océan, c’est l’hécatombe. Elle rechute. Et à chaque fois qu’elle rechute, elle m’entraîne avec elle.
Alors tout me revient. Le déménagement. Le départ des Grands. La solitude. Ces soirs où je mettais la table pour le dîner, où je prenais cinq assiettes, cinq fourchettes, cinq couteaux, cinq verres, avant de me rendre compte que nous n’étions plus que trois à la maison. Deux, parfois. Papa est de plus en plus absent. Son travail. Son merveilleux travail qui est censé nous permettre de voyager dans des endroits dépaysants, de découvrir des pays fantastiques.
Personnellement, je n’estime pas les anciens pays de Bloc de l’Est –avant leur entrée dans l’Union Européenne, surtout- et les pays scandinaves comme fantastiques. J’attends encore l’Asie, l’Afrique, l’Amérique, ces beaux continents en A. Et surtout, vivre dans un trou nommé Paris, ce n’est pas fantastique et dépaysant. C’est passager, il dit. Après, il les aura, les consulats aux Etats-Unis.
Tu parles.
Ils nous filent tous entre les doigts. « Chicago a été attribué à Machin qui était à tel poste en Truckistan » « Le type à Los Angeles a obtenu une prolongation » « San Francisco, ils le réservent à des pistonnés politiques qui sortiraient du cabinet de Kouchner, s’il clamse après les régionales ».
Cette maudite mutation en France nous a détruites, Maman et moi. Papa prétendait que cela ferait bondir sa carrière, bla bla bla, qu’il l’avait déjà pas mal sacrifié pour les Grands et moi, bla bla bla. Ducon, ça sert à rien de sacrifier autant d’années de ta vie pour permettre à ta gamine de bien se développer si c’est pour lui arracher les ailes et l’envoyer s'écraser sur le béton du sol, à peine sortie de l’enfance.
J’ai été sacrifié sur l’autel du costume-cravate.
Mais j’ai survécu. Ces envies de me tuer, je ne les ai pas écoutées. J’ai réussi à tenir, à survivre. Je suis en vie. Malheureusement, la douleur qui me torturait ne m’a pas permit de me rendre compte que Maman aussi souffrait. Je ne le vois que maintenant. Et elle hurle, elle hurle, elle hurle. Pour un rien. Pour des conneries. Pour des petites choses qui la tuent. Et ces hurlements me tuent aussi.
Alors j’essaie de me remonter le moral. Je lis un livre, je regarde une série débile sur l’ordinateur. Le samedi, j’essaie d’inviter des amies : Maman se calme quand j’ai une amie à la maison. Ou alors je vais chez elles, c’est plus simple. J’essaie de sourire, de rire. Pas toujours facile. Surtout quand elle hurle. Parce qu’il vient toujours le moment où j’entends sa voix depuis le couloir qui me balance de me la fermer avec mon rire débile.
Même pas le droit d'être heureux.
Quand elle est en colère, elle a envie que le monde s’arrête. Mais putain, quand est-ce qu’elle comprendra que je ne peux rien faire pour elle ? J’ai déjà eu trop de mal à me sortir de ma dépression, je ne peux pas gérer la sienne aussi. Je ne peux pas faire sa fichue présentation powerpoint pour son boulot à sa place. Je ne peux pas m’improviser chef de cuisine qui peut faire tous les repas en continuant de ramener des bonnes notes sans m’épuiser. Je ne peux pas faire disparaître tout ce stress qui l’épuise avec un coup de baguette magique. Je ne peux pas nous faire obtenir la mutation à San Francisco. Je ne peux pas faire revenir les Grands à la maison. Je ne peux pas nous faire gagner plus d'argent. Je ne peux rien. Ce n’est pas ma faute. Alors pourquoi me hurle-t-elle dessus si souvent ?
Parfois, elle semble comprendre. Elle se met à hurler sur Papa. … Au fond, c’est encore pire. Un « J’aurais bien aimé, finalement, que tu aies cette mission de six mois à Machin-Machin : ça m’aurait fait du bien, six mois sans toi », une engueulade, encore plus de hurlements, la peur de me sortir de ma chambre, la peur de me réveiller au beau milieu de la nuit et découvrir qu’il y en a un qui dort dans le salon.
J’aurais tellement aimé avoir une vie normale. Vivre quinze ans de suite au même endroit, sans jamais déménager. La belle vie. Mais je n’y peux rien. J’ai que quatorze ans, je n’ai aucune influence sur la famille. Je ne peux décider de rien. Ils ne me laissent même pas décider de la filière où j’irais l’an prochain. Ce n’est pas ma faute, toutes ces crasses qui nous arrivent. Ce n'est pas ma faute.
Alors je me mets à hurler, moi aussi. Intérieurement. Je ne veux pas qu’ils sachent mon malheur. Je ne veux pas que Maman sache mon malheur. Ca la tuerait encore plus. Je leur hurle intérieurement leurs quatre vérités, ce que je rêve de leur dire mais que je n’ose jamais faire. Que c’est uniquement de leur faute. Qu’elle n’avait qu’à ne pas épouser un gars aussi con, qu’elle n’avait qu’à se barrer avec un type riche pour ne pas travailler, au lieu de se marier avec lui. Qu’il n’avait qu’à ne pas avoir fondé de famille si ça pesait trop sur sa carrière, qu’il n’avait qu’à aller vivre seul dans ce trou je-ne-sais-où si jamais il voulait tant progresser professionnellement. Que j’aurais préféré ne jamais être née.

A chaque fois qu’elle rechute, elle m’entraîne avec elle. J’ai envie de mourir. De nouveau.


Dernière édition par Mooney le Mer 17 Fév - 21:54, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Hurlements   Mer 17 Fév - 12:28

Putain, c'est... C'est dur... Beau, et dur. Chaque mot s'imbrique dans les autres. Tout coule, tout a sa place. Et pourtant on sent la force derrière chacune des tes phrases, l'envie de hurler à son tour...

Je me suis laissée absorber par ton texte, jusqu'à ce que je me reconnaisse dans tes lignes. Alors là, ça fait un choc. Là, je ne savais plus quoi faire. J'étais plantée dans mon écran, avec l'impression d'étouffer, l'impression d'avoir un trou dans mes entrailles. Ma mère n'est pas comme ça ; c'est quasiment la seule différence, et même si elle est de taille par rapport à l'angle de ton texte, pour moi elle ne comptait pas. Les déménagements pour le boulot du père. La solitude. Les larmes sous la douche. Les sourires hypocrites. La douleur quand on répond que oui, ça va, impec', parfait. Je ne le ressens pas aussi fort au quotidien, et puis je ne pars même pas à l'étranger, et je ne rêve pas des States... Mais là, en lisant ça, j'ai eu l'impression que ça prenait la même ampleur, que ça grossissait dans mon ventre, et j'aurai bien eu envie de hurler, moi aussi.
Tu l'as si bien décrit, Mooney, que j'ai eu envie d'éteindre l'ordi, d'oublier ce texte et les souffrances qui vont avec. D'oublier les hurlements. Pas ceux de ma mère, parce qu'elle ne crie pas. Plutôt les miens, intérieurs, silencieux. Oui, j'ai cru que j'allais ne pas commenter ce texte, le noyer dans d'autres souvenirs. Je ne l'ai pas fait. Parce que c'est dur, mais c'est beau. Et c'est moi. La vie semble parfaite. J'ai une sœur sympa, mes parents sont encore ensemble, j'ai de bonnes notes au collège, la maison est superbe et très spacieuse, personne n'est malade. Tout le monde doit se dire "Wouah, elle a de la chance, celle-là !" Et je le sais. Mais la nuit, j'étouffe des sanglots sous mon oreiller... Alors oui, je me suis lue en lisant ton texte. Alors oui, je n'ai rien d'autre à faire que répéter "C'est dur, c'est beau" en étalant ma vie comme une conne. Je suis désolée, Mooney. Ce commentaire est à vomir et je le sais bien. Mais, s'il te plaît, ne change pas une virgule de ton texte. Même s'il m'a blessé, il respire la vérité, et c'est le plus important.
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MessageSujet: Re: Hurlements   Mer 17 Fév - 22:09

Loli... Dis, tu savais, toi, qu'un simple commentaire à une nouvelle pouvait susciter autant de sentiments opposés. J'ai envie de pleurer. De joie. De douleur. Des deux. Ton commentaire n'est pas à vomir ; tu ne peux pas savoir à quel point il me touche. Quand j'ai craché ce texte, hier, je ne pensais pas que cela provoquerait ce que tu as ressenti chez un lecteur. Je pensais que... que l'absurdité de cette douleur n'aurait pas d'effet, que les gens buteraient dessus et sur d'autres éléments du texte. Je ne m'attendais pas à réussir ça dès le premier jet.
Merci Loli d'avoir commenté mon texte, exprimé tes sentiments. Pas grave que tu étales ta vie. Au contraire. Je t'en remercie. Je me sens moins seule. Et tu m'as permis de savoir que mon but avec ce texte a été atteint. Peut-être que tu seras la seule sur qui ça marchera. Je n'en sais rien. On verra bien. Mais, sur une personne au moins, j'ai réussi. Merci
J'ai relu, et j'ai réalisé que ce texte doit encore être amélioré. Il y a des répétitions et des lourdeurs que j'ai déjà commencé à traquer. Mais je pense que, de façon générale, ce texte gardera cette structure et ce style. Des choses seront précisées, stylisées, rajoutées. Mais je ne changerais que des détails, puisque ça a si bien marché au premier coup.
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MessageSujet: Re: Hurlements   Jeu 18 Fév - 11:57

Les lourdeurs... Oui, je comprends que tu veuilles améliorer ton texte.
Mais est-ce que un récit travaillé, fluide, provoquera la même chose ? Est-ce qu'on y lira la même sincérité ? Est-ce qu'on aura l'impression que c'est "craché" ? Moi aussi, j'écris ma vie. De manière moins littéraire. J'assassine, un à un, tous les membres de ma classe. C'est un mouvement d'humeur, de rage, juste pour me détendre. Ça ne se retravaille pas. Après, ton point de vue est tout à fait compréhensible. Retravaille. Améliore. Juste, ne fais pas un texte parfait et lisse. Garde l'émotion et la richesse du premier jet.

Citation :
J’ai été sacrifié sur l’autel du costume-cravate.

Ah, cette phrase... Cette phrase, je l'aime. Là, dans le dédale de mots, elle m'a fait sourire. Un humour noir, cynique et bien trouvé. Une accalmie au milieu des hurlements. Ce que tu racontes est toujours aussi peu enviable, évidemment, mais on devine une thérapie par les mots... Un petit éclat de rire, même amer... Même blâme par la mère... En tout cas c'est ce que j'y ai vu, moi. ♥

Et le premier paragraphe. Parfait. Comment nous mettre dans l'ambiance. Ça fait du bien, un peu de changement. Ça fait du mal, des hurlements. Ça fait du bien, de se sentir moins seul. Ça fait du mal, de réaliser sa propre souffrance...
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MessageSujet: Re: Hurlements   Mer 24 Fév - 1:38

Oui, travailler les lourdeurs risque de faire disparaître la sincérité et la force de ce texte. Mais est-ce que cela veut dire qu'il doit rester figé ? C'est peut-être un texte-crachat, mais un texte-crachat n'aurait-t-il pas le droit d'être un peu plus développé ? Je n'ai pas envie de lisser toutes ces roches qui constituent la beauté de ces lignes. Mais ne pourrait-on pas les tailler de façon à les rendre plus harmonieuses, qu'elles dégagent une atmosphère encore plus forte ? Avec des efforts, je pense que je pourrais y arriver. Il est hors de question que je dénature le texte d'origine, ces mots que j'ai arraché à mes tripes un soir, dans un état second -la première fois que j'ai osé les exprimer à quelqu'un d'autre qu'à moi.
Il y a notamment cette phrase que tu aimes tant -et que j'adore également, tant elle résume bien ma douleur- que tu as cité précédemment, que j'aimerais mieux introduire : développer du texte avant ou après, voir avant et après. Il y a aussi un moment où la dépression maternelle est comparée à une tempête, que j'aimerais bien prolonger en casant une métaphore sur la noyade. J'aimerais aussi renforcer l'absurdité de la souffrance exprimée ici, que les gens qui ne la ressentent pas ne peuvent pas comprendre. Des éléments de ce genre...

J'aimerais bien avoir encore d'autres avis sur le sujet, histoire de mieux cibler ce qui pourrait être travaillé...
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MessageSujet: Re: Hurlements   Mer 24 Fév - 19:55

Bien, bien... Je suis contente de lire un petit texte de ce genre ^^

Like a Star @ heaven Je ne suis pas contre le fait que tu l'améliores comme tu l'a dis. Là il est un peu à l'état brut, un peu plombé. Fais-en de l'or.
Like a Star @ heaven J'ai accroché ça c'est sur, car moi aussi dans certaines lignes et certains passages je me suis reconnu.En fait je pense que tous les adolescents pourraient ce reconnaître dans ton texte. Donc oui ce texte est bon. Même s'il ne m'a pas fait le même effet qu'a Loli =D
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MessageSujet: Re: Hurlements   Jeu 25 Fév - 13:14

Eh bien avec du recul, c'est fort, mais pas autant. J'étais dans un mauvais jour quand j'ai lu ce texte, c'est peut-être ce qui a donné cette intensité à ces mots ? Cette réalité ? L'état d'esprit dans lequel on lit les choses joue beaucoup, bien souvent. Ça n'en reste pas moins un bon texte, fort, dans lequel on se reconnaît. Un texte qui m'a fait une boule dans le ventre et des larmes dans les yeux... Mais je suis moins réticente à ce que tu peaufines, parce que tu pourrais encore accentuer tout ça.
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MessageSujet: Re: Hurlements   Dim 28 Fév - 12:03

Ce texte est excellent. Tu décris parfaitement bien le sentiment que la fille - toi ou une autre, peu importe vraiment - peut ressentir.
J'ai été happée, non parce que je vis la même chose, mais parce qu'il est beau. Les phrases sont belles.

Tu ne l'as pas faite s'apitoyer sur son sort, et ça, ça m'a plut, encore plus que le reste. Car oui, cette fille a de la chance. Énormément. Je ne comprends pas l'ampleur des sentiments, mais au peu de la description de sa vie que tu as faite, je l'envie. Tu devrais accentué ce contraste. Montrer qu'elle a tout, sauf le principal. Enfin c'est ce que j'ai compris.
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