De l'encre dans les veines

Une plume au bout des doigts, un monde derrière la tête...
 
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A. N. O'Nyme
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MessageSujet: Nouvelles.   Sam 14 Fév - 0:12

Voilà, un recueil pour pas pourrir trop le fo'.

Belle


Ce matin encore, je m'admire dans le miroir. J'ai des jambes interminables, une silhouette élancée, un ventre plat, une poitrine haute, un port de reine. Ma peau est légèrement bronzée, dépourvue d'imperfection, elle ignore le sens du mot acné. Ma crinière dorée entoure mon visage ovale, l'encadre et en fait ressortir la splendeur. J'ai des pommettes hautes, des lèvres charnues, de beaux yeux émeraude en amande. Mon corps est partagé en deux par un axe de symétrie commençant à la naissance de mon nez, longeant mon cou de cygne, passant par la naissance de mes seins et reliant le nombril. Il va sans dire que les deux moitiés imaginaires de mon corps sont parfaitement symétriques. Du reste, je n'ai pas un kilo en trop, mon sourire est sublime et mes dents sont des perles de culture d'une blancheur inégalée.
Je suis belle.


L'adolescente s'éloigne de la psyché d'une démarche souple et s'arrête, indécise, face à l'immense lit à baldaquin. Des dizaines de vêtements sont étalés dessus, de tous styles, de toutes couleurs et toutes matières. Une longue main fine aux longs ongles manucurés s'empare finalement d'un jean de marque et d'un bustier vert tendre. La beauté se glisse dedans en souplesse puis se jette sur son matelas et attrape quelques revues d'un air négligent. Sur le papier glacé, des photos d'elle, timide ou poseuse, adolescente ou femme, les photographes savent obtenir le meilleur d'elle. Avec un sourire satisfait devant sa propre splendeur, elle se lève et se dirige vers sa coiffeuse. Assise là, patiemment, elle démêle sa chevelure. Elle ressemble à l'une de ces princesse d'antan, une de ces beautés naturelles si rares, si précieuses.

Mais Dieu sait que je l'ai mérité, moi cette beauté. Les séances de sport interminables, les massages, les lipo-succions et la chirurgie, je n'ai pas fait ça pour rien ! Cette beauté qui fait vendre les magazines, je dois l'entretenir chaque jour, et sourire, et avoir l'air de savoir tout sur tout, et me farcir toutes ces soirées de bienfaisance ennuyeuses. Mais je suis belle, je peux bien supporter ça. Sur ces pensées, je m'attelle à mon maquillage. D'abord un fond de teint de la couleur de ma peau, juste pour avoir un teint lumineux. Puis l'anti-cernes, à cause de la soirée d'hier. Passons aux yeux maintenant. Mes sourcils sont bien épilés, ça va. Une base pour le fard à paupières, puis une ombre marron, un peu plus ocre vers l'extérieur. L'eye-liner, le crayon, le mascara, c'est fait. Puis du gloss clair sur ma bouche. Le secret, c'est que ça ait l'air très naturel. Je me jette un dernier regard avant de quitter ma chambre. C'est bon, je peux affronter le regard des autres, même les plus critiques, en toute sérénité.
Je suis belle.


Elle expédie rapidement son petit-déjeuner puis décide de sortir, pour une fois qu'elle a un peu de temps à elle entre les séances photos et les apparitions en public. Ses parents sont encore absents, aucune de ses amies n'a appelé, elle peut y aller. Une veste chic et chère, un parfum Yves-Saint-Laurent qu'il faut aller chercher aux USA parce qu'il n'est plus disponible en France, un sac signé et elle passe la porte sans oublier de remettre en place tous les systèmes de sécurité, blonde mais pas conne, merci. Elle déambule d'un pas dynamique dans la rue et savoure les regards de ces gens qui se retournent sur son passage. Elle est adulée, et elle adore ça. Pour une fois, elle marche au hasard, sans se presser. Et au détour d'une rue, elle croise cette file. Une fille en jean élimé et sweater gris clair sur un tee-shirt noir, qui avance un air décidé plaqué sur le visage.

Mon Dieu qu'elle est laide ! Elle se tient trop droite, aucune souplesse dans le mouvement, elle est trop maigre, fragile, et trop diaphane. Et avec sa pâleur, il y a cette façon de regarder ailleurs, comme si elle ne me voyait pas. Ses cheveux auburn sont peut-être sa seule beauté, et pourtant elle les a coupé courts, sous la mâchoire. Du coup, ils sont électriques et forment un halo autour de son visage. Ça pourrait faire très joli, seulement elle a des pommettes trop saillantes, une bouche trop large et trop rouge et des yeux trop sombres qui lui mangent la moitié du visage. Elle est laide, elle ne correspond pas aux filles des magazines, elle est insignifiante et pourtant, elle ne me voit pas, moi la fille la plus belle du pays, moi dont les photos s'étalent sur toutes les pubs, moi qui suis l'égérie des poètes et la reine de la haute couture, moi qui enchaîne les soirées entourée de gens riches et célèbres. Elle ne me voit pas. Moi. Moi qui suis belle, riche et célèbre, ce laideron ne me voit pas. Elle passe, elle m'ignore. Je me retourne sur son passage, bouillante de rage. Qui est-elle pour me snober ?
Je suis belle.


Elles se croisent dans la ruelle, s'ignorant mutuellement en apparence. Et pourtant si absorbées l'une par l'autre, par sa différence. Si absorbées, étonnées, par l'inconnu que représente l'autre qu'aucune n'entend le bruyant déclic. Elles ont une milliseconde pour se protéger, qu'elles gaspillent à s'évaluer, comme deux fauves qui se lancent un défi tacite. Puis l'enfer se déchaîne. Et la rue n'est plus que panique et chaos, la façade de l'immeuble en flammes s'effondre sur elles, des débris sont projetés tout autour. Elle seront les seules à en réchapper, protégées par l'incendie sur leur tête. Les seules à survivre. On les découvrira après l'intervention des pompiers, gisant au sol, se tordant de douleur. Dans le langage terroriste, on appelle ça des dommages collatéraux.

Ce matin encore, je m'admire devant le miroir. Des mois ont passé, depuis ce tragique événement. La fille moche s'en est sortie presque indemne, mais une brûlure a emporté la moitié de ses lèvres. Étrangement, cela lui confère un charme dangereux, animal, cela lui offre la beauté des survivants. Elle n'a toujours pas l'air belle, mais elle est unique, singulière, mystérieuse. Forte. La beauté ne lui est rien. J'observe mon reflet impitoyable dans le miroir. Je ne me souris plus, mais c'est là le moindre changement. Mon corps a perdu cette grâce dont j'étais si fière, cette symétrie. Une poutre de métal m'est tombée sur la jambe. Je ne marcherai plus jamais droit. Ma peau est ravagée, couverte de petits cratères causés par du plastique chaud. On dirait des brûlures de cigarette. Mon visage est ravagé de la même façon. Ma crinière blonde est devenue blanche. De la beauté papier glacé ne restent que les grands yeux verts. Ne restent que mes yeux, pour pleurer. Et je le sens dans le regard des autres.
Je suis laide.

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Jaina
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Sam 14 Fév - 2:03

rouge
= orthographe/grammaire


jaune/orange
= répétition


black
= syntaxe


bleu
= expression/style





A. N. O'Nyme a écrit:
Voilà, un recueil pour pas pourrir trop le fo'.

Belle


Ce matin encore, je m'admire dans le miroir. J'ai des jambes interminables, une silhouette élancée, un ventre plat, une poitrine haute, un port de reine. Ma peau est légèrement bronzée, dépourvue d'imperfection, elle ignore le sens du mot acné. Ma crinière dorée entoure mon (un) visage ovale, l'encadre et en fait ressortir la splendeur. J'ai des pommettes hautes, des lèvres charnues, de beaux yeux émeraude en amande. Mon corps est partagé en deux par un axe de symétrie commençant à la naissance de mon nez, longeant mon cou de cygne, passant par la naissance de mes seins et reliant le nombril. Il va sans dire que les deux moitiés imaginaires de mon corps sont parfaitement symétriques. Du reste, je n'ai pas un kilo en trop, mon sourire est sublime et mes dents sont des perles de culture d'une blancheur inégalée.
Je suis belle.

(j'aime pas ce début... miss parfaite...)

L'adolescente s'éloigne de la psyché d'une démarche souple et s'arrête, indécise, face à l'immense lit à baldaquin. Des dizaines de vêtements sont étalés dessus, de tous styles, de toutes couleurs et toutes matières. Une longue main fine aux longs ongles manucurés s'empare finalement d'un jean de marque et d'un bustier vert tendre. La beauté se glisse dedans en souplesse puis se jette sur son matelas et attrape quelques revues d'un air négligent. Sur le papier glacé, des photos d'elle, timide ou poseuse, adolescente ou femme, les photographes savent obtenir le meilleur d'elle. Avec un sourire satisfait devant sa propre splendeur, elle se lève et se dirige vers sa coiffeuse. Assise là, patiemment, elle démêle sa chevelure. Elle ressemble à l'une de ces princesse d'antan, une de ces beautés naturelles si rares, si précieuses.

Mais Dieu sait que je l'ai mérité, moi cette beauté. Les séances de sport interminables, les massages, les lipo-succions et la chirurgie, je n'ai pas fait ça pour rien ! Cette beauté qui fait vendre les magazines, je dois l'entretenir chaque jour, et sourire, et avoir l'air de savoir tout sur tout, et me farcir toutes ces soirées de bienfaisance ennuyeuses. Mais je suis belle, je peux bien supporter ça. Sur ces pensées, je m'attelle à mon maquillage. (bizarre cette pensée... ça casse la réflexion) D'abord un fond de teint de la couleur de ma peau, juste pour avoir un teint lumineux. Puis l'anti-cernes, à cause de la soirée d'hier. Passons aux yeux maintenant. Mes sourcils sont bien épilés, ça va. Une base pour le fard à paupières, puis une ombre marron, un peu plus ocre vers l'extérieur. L'eye-liner, le crayon, le mascara, c'est fait. Puis du gloss clair sur ma bouche. Le secret, c'est que ça ait l'air très naturel. Je me jette un dernier regard avant de quitter ma chambre. C'est bon, je peux affronter le regard des autres, même les plus critiques, en toute sérénité.
Je suis belle.

Elle expédie rapidement son petit-déjeuner puis décide de sortir, pour une fois qu'elle a un peu de temps à elle entre les séances photos et les apparitions en public. Ses parents sont encore absents, aucune de ses amies n'a appelé, elle peut y aller. Une veste chic et chère, un parfum Yves-Saint-Laurent qu'il faut aller chercher aux USA parce qu'il n'est plus disponible en France, un sac signé et elle passe la porte sans oublier de remettre en place tous les systèmes de sécurité, blonde mais pas conne, merci. Elle déambule d'un pas dynamique dans la rue et savoure les regards de ces gens qui se retournent sur son passage. Elle est adulée, et elle adore ça. Pour une fois, elle marche au hasard, sans se presser. Et au détour d'une rue, elle croise cette file. Une fille en jean élimé et sweater gris clair sur un tee-shirt noir, qui avance un air décidé plaqué sur le visage.

Mon Dieu qu'elle est laide ! Elle se tient trop droite, aucune souplesse dans le mouvement, elle est trop maigre, fragile, et trop diaphane. Et avec sa pâleur, il y a cette façon de regarder ailleurs, comme si elle ne me voyait pas. Ses cheveux auburn sont peut-être sa seule beauté, et pourtant elle les a coupé courts, sous la mâchoire. Du coup, ils sont électriques et forment un halo autour de son visage. Ça pourrait faire très joli, seulement elle a des pommettes trop saillantes, une bouche trop large et trop rouge et des yeux trop sombres qui lui mangent la moitié du visage. Elle est laide, elle ne correspond pas aux filles des magazines, elle est insignifiante et pourtant, elle ne me voit pas, moi la fille la plus belle du pays, moi dont les photos s'étalent sur toutes les pubs, moi qui suis l'égérie des poètes et la reine de la haute couture, moi qui enchaîne les soirées entourée de gens riches et célèbres. Elle ne me voit pas. Moi. Moi qui suis belle, riche et célèbre, ce laideron ne me voit pas. Elle passe, elle m'ignore. Je me retourne sur son passage, bouillante de rage. Qui est-elle pour me snober ?
Je suis belle.

Elles se croisent dans la ruelle, s'ignorant mutuellement en apparence. Et pourtant si absorbées l'une par l'autre, par sa différence. Si absorbées, étonnées, par l'inconnu que représente l'autre qu'aucune n'entend le bruyant déclic. Elles ont une milliseconde pour se protéger, qu'elles gaspillent à s'évaluer, comme deux fauves qui se lancent un défi tacite. Puis l'enfer se déchaîne. Et la rue n'est plus que panique et chaos, la façade de l'immeuble en flammes s'effondre sur elles, des débris sont projetés tout autour. Elle seront les seules à en réchapper, protégées par l'incendie sur leur tête. Les seules à survivre. On les découvrira après l'intervention des pompiers, gisant au sol, se tordant de douleur. Dans le langage terroriste, on appelle ça des dommages collatéraux.

Ce matin encore, je m'admire devant le miroir. Des mois ont passé, depuis ce tragique événement. La fille moche s'en est sortie presque indemne, mais une brûlure a emporté la moitié de ses lèvres. Étrangement, cela lui confère un charme dangereux, animal, cela lui offre la beauté des survivants. Elle n'a toujours pas l'air belle, mais elle est unique, singulière, mystérieuse. Forte. La beauté ne lui est rien. J'observe mon reflet impitoyable dans le miroir. Je ne me souris plus, mais c'est là le moindre changement. Mon corps a perdu cette grâce dont j'étais si fière, cette symétrie. Une poutre de métal m'est tombée sur la jambe. Je ne marcherai plus jamais droit. Ma peau est ravagée, couverte de petits cratères causés par du plastique chaud. On dirait des brûlures de cigarette. Mon visage est ravagé de la même façon. Ma crinière blonde est devenue blanche. De la beauté papier glacé ne restent que les grands yeux verts. Ne restent que mes yeux, pour pleurer. Et je le sens dans le regard des autres.
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Cabélyst
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Sam 14 Fév - 16:47

J'aime beaucoup. Je ne suis pas trop inspirée pour les commentaires, je reviendrai plus tard, là, tout de suite, il n'y a pas de commentaires qui me viennent. J'ai juste l'impression qu'il manque quelque chose, comme si tout était allé trop vite.

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Onerad
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Mar 17 Fév - 4:34

L'écriture du commentaire qui suit résulte d'une simple envie de poser des mots, je te prie de m'excuser si tu le trouves trop éloigné de ton texte mais je vais essayer de rester clair et concis -il est encore possible de rêver, non?-.

Je commence par raconter ma vie, ça n'a strictement aucun intérêt mais bon, comme introduction on pourra difficilement faire plus adéquat puisque de toute manière le ressenti d'un texte reste dépendant des événements vécus par le lecteur. En tant qu'être de toute beauté souffrant du même problème que ton héroïne (bien que je ne sois pas encore mannequin professionnel) je ne peux me sentir que concerné par ton texte. D'ailleurs, je ne sais pas si tu te rends compte du malheur que tu viens de m'infliger en décrivant pareille torture. Bref, j'arrête de raconter n'importe quoi... Tout ce paragraphe, particulièrement inintéressant et mal construit, est là pour montrer que dans le genre personnage caricatural tu as décroché le pompon. Riche, belle et célèbre... le parcours était connu d'avance: déchéance quand tu nous tiens!

Bon, passons à une analyse plus contractuelle.
Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment mais tous les textes publiés sur lesquels je jette un œil ont un petit côté "bipolaire". Phénomène intéressant s'il en est puisqu'il permet de faire naître une tension dans un texte, encore faut-il que cette dernière ne soit pas vide de substance. Comme je l'ai écrit dans le paragraphe précédent, le problème majeur de cette nouvelle réside dans son côté prévisible et peu novateur. Dès le premier paragraphe on s'attend à une construction antithétique qui mènera le personnage à reconsidérer son jugement. Le lecteur sait donc dans quoi il plonge et finalement, les eaux qui auraient pu être multicolores trouvent une unité de ton bien triste. Et pourtant...

Les clichés s'accumulent, le développement est attendu et les personnages caricaturaux laissent place à un élément inattendu. Élément inconscient peut-être mais tu as réussi à adopter une écriture identique au caractère de ton personnage. C’est quelque chose de tellement rare qu’il faut le souligner ici. L’adéquation presque parfaite entre le fond et la forme permet de donner du liant à ton texte. Tant de superficialité et de belles tournures permettent de rendre compte d’une très belle manière d’un protagoniste qui n’en demandait pas moins. Si les effets de style, le rythme presque langoureux et le vocabulaire d’une délicatesse et d’une richesse rare concorde parfaitement avec la première partie de ton texte, il est dommage de voir que tu n’as pas su suivre le mouvement général de ton texte. En effet, pourquoi n’y a-t-il pas eu d’adaptation de l’écriture à l’évolution subie par l’héroïne ? Pour montrer que sa beauté est maintenant intérieure ? Faux, puisqu’elle reste aussi ignoble et que de son propre aveu elle est « laide ». Bref, c’est dommage et cela casse la logique interne de ton texte.

La brièveté de la nouvelle est contrebalancée par la richesse non exploitée des images. Si l’acte terroriste tombe un peu comme un cheveux dans la soupe, son côté aléatoire et dévastateur aurait pu être porteur de plus de sens. De manière générale, les idées sont là mais le développement scolaire dans la construction du texte et le manque d’approfondissement laisse le lecteur un peu déçu. Comme annoncé un peu plus haut, tout fonctionne par deux dans cette nouvelle : deux personnages, deux types de beauté, deux fins différentes pour ces dernières, deux types de textes… mais pourtant la réflexion est univoque. Pourquoi ne pas avoir rendu compte de cette bipolarité ? Mettre en exergue une quelconque évolution ou même proposer une pensée parallèle aurait rendu ta nouvelle un peu moins plate, c’est dommage. Surtout que la dualité rendue par les deux femmes aurait permis cela de manière simple mais intéressante.

Bref, je crois que le commentaire va s’arrêter là. Bonne continuation dans ton avancée littéraire. Au plaisir de te lire une nouvelle fois…
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Lolilola
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Mar 17 Fév - 17:39

Commençons par le négatif : le troisième paragraphe à la troisième personne est mal construit et trop rapide. Dommage puisque c'est l'un des plus importants, celui où tout change... La phrase dans laquelle tu parles de bruyant déclic est trop longue, et notre attention est attirée par d'autres éléments que tu nous révèles. On a du mal à comprendre, également, comment elles en réchappent. Tu dis qu'elles l'ont pris sur la tête mais justement, n'est-ce pas plus dangereux ?
Je dis ça, je dis rien, car je ne m'y connais pas trop non plus...

A présent, le positif : tout le reste du texte ! Désolé de ne pas développer plus, mais on a toujours plus de mal à dire pourquoi on aime que pourquoi on aime pas. En tout cas, je reconnais bien ton style dans le texte. Si le fait qu'une beauté se retrouve tout à coup défigurée par un accident alors qu'une "mocheté" n'en ressort que plus belle est assez "moralisateur", ton texte m'a beaucoup plu.
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Mar 17 Fév - 21:32

Dans ton texte ce qui m'a gêné c'est les clichés, j'ai bien aimé la fin de ses pensées avec à chaque fois : je suis belle et pour finir Je suis laide.

Le texte est bien sinon (mais les clichés enlèvent beaucoup ^^" mais d'un autre côté c'est le "but" de ta nouvelle, alors je sais pas trop.)
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Akira
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Mer 18 Fév - 17:50

j'ai vraiment adoré ! On reconnait, comme l'a dit Lolilola ton style et j'aime beaucoup ! par contre, il y a en effet quelques clichés mais ils font bien dans le texte et cela ne dérange pas du tout ! =D En effet, il y a le paragraphe qui narre l'accident qui pourrait être un peu amélioré et mieux détaillé mais ton travail est déjà super ! Very Happy
En un seul mot : BRAVO ! cheers cheers
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Lolilola
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Sam 28 Mar - 19:40

Pour moi, un cliché est quelque chose déjà vu dans beaucoup de livres comme par exemple les trucs d'Elus qui doivent sauver le monde et de Prophétie. Si c'est déjà vu parce que c'est une morale, comme dans ce cas où on nous dit de ne pas être vaniteux, j'estime que ce n'est pas tout à fait la même chose. La morale fait "déjà vu" dans le sens où on nous l'apprend, mais on ne l'a pas forcément déjà lu dans une histoire. Donc ce n'est pas un cliché.
Je n'ai pas l'impression de m'être très bien exprimée...


Pour ce qui est de la remarque d'Onerad sur le style, qui aurait dû changer en même temps que la fille, je ne suis pas d'accord. Je trouve que la manière dont est écrit le paragraphe accentue les allusions au tout premier, avec l'axe de symétrie et tout, tout en rendant la dernière phrase plus forte.
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Lun 13 Avr - 17:56

Han la pauvre fille ! C'est bien !
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Lun 27 Avr - 19:21

Bon, je ressort ce truc dont je suis assez fière, plus une autre qui semble un peu clocher, des améliorations à proposer ? La deuxième était pour le concours de cet hiver, mais boarf, incapable comme je suis de boucler dans les délais, je l'ai finie mi-mars.

Médias


Un monde qui n'a plus ni queue ni tête, un XXIe siècle qui nous entoure, nous informe, nous mène vers l'avenir. Allumez la télévision, l'ordinateur, ouvrez les vannes. Des centaines de nouvelles d'une terre qui ne tourne plus très rond. Les médias nous abreuvent, de vital ou d'inutile. Les conflits qui se multiplient, les appels au cessez-le-feu, les nouveaux décrets en vigueur, la nomination du président de l'Union Européenne, la météo...
Ivanhoé ne saurait plus où donner de la tête.
Le climat qui se dérègle, la neige, la Bourse...
Qui sait si on nous dit vraiment ce qu'il se passe ? Les théories du complot fleurissent, toujours plus prisées. Et nous, simples humains dans ce tintamarre, qu'adviendra-t-il de nous ? On nous conte le conflit israëlo-palestinien au JT, entre les résultats des championnats d'aviron, on nous incite à acheter, flatter nos vanités d'êtres humains évolués. Oui mais voilà, l'être humain évolué broie du noir, mitraillé par ces images incessantes et prenant conscience de sa petitesse. La marche du monde continue et lui veut s'arrêter, s'enfouir dans son traversin, prendre des vacances loin d'Apple et du taux de chômage. Ne plus contempler ces images qui le navrent, stopper la marche du monde un instant.
Et ces mots incessants qui pénètrent dans sa pauvre, pauvre boîte crânienne. Des « c'était mieux avant », oui, mais avant quoi ? Avant les médias qui vous permettent d'être aux premières loges des attentats ? Des conflits, nous en avons toujours eu. Alors il faut s'y faire, accepter le monde, comme un bon petit mouton. S'installer sur le divan d'un spécialiste et se vider le cerveau avant la rupture d'anévrisme. Et continuer à entendre les nouvelles d'Ukraine, de Gaza, de New York. Et continuer à être l'ouvrier de son petit bonheur égoïste. Il faut s'aider soi-même, puisqu'on ne peut rien pour les autres.

« Nouvelle race de varan découverte, procès intenté à X pour destruction d'une mangrove, accord du patronnat avec les syndic... »

Le présentateur est brusquement rendu muet, suivi de peu par le speaker qui déblatérait. Voilà ce qu'on peut faire, se rendre aveugle et sourd d'une simple pression sur un bouton. Tirer les volets des fenêtres sur le monde et ouvrir celles sur l'extérieur. La nuit aux températures en baisse, les lueurs enfin éteintes de la taverne au coin de la rue. Le footing du noctambule, un vannier à deux pâtés de maisons. Un Paris qui fait enfin une pause, et lui, un regard désabusé sur le monde. Accoudé à sa fenêtre, abreuvé des catastrophes du jour, il respire. Demain, la danse du monde reprendra, mais il profite de quelques instants, libre de penser. Le spleen d'un clavecin retentit au loin. Un autre résistant solitaire, résistant à un monde qui sombre. Il ferme les yeux, sourit et rêve, accoudé à une fenêtre qui ne lance pas d'images de vandalisme ou de haine.
C'est beau une ville qui dort.



Bon, celle-ci, donc à la base pour un concours, je ne l'aime pas, pas du tout. Il y a quelque chose qui cloche, mais qui que quoi dont où ? Aidez moi, je vous en prie.


Au coin du feu


Dans ces braises froides, le feu n'est plus qu'un souvenir. Il a brûlé un temps, donnant une apparence de vie aux buches torturées. Mais le feu est un éternel vorace qui a tout dévoré, consumé. Il n'a eu aucune pitié pour le sacrifice du bois à son ardent appétit, il s'est nourri. Le feu n'est pas humain, n'a aucune morale. Le feu n'est qu'un estomac qui se rassasie, sans aucune pitié tant que la faim lui glace les entrailles. Le feu est un gouffre sans fin qu'on ne peut combler, le feu pourrait détruire le monde entier pour être sûr de survivre. Le feu est un tueur.


Les flammes crépitent gaiement dans la cheminée, dispensant une chaleur bienvenue. Ses lueurs dansantes projettent des ombres étranges sur les murs de pierre, des ombres atrocement déformées. Des ombres que l'on jurerait venus des enfers, des ombres qui font frissonner rien qu'à les voir. Mais personne ne les voit, ils ont tous les yeux rivés sur le spectacle des buches qui se consument lentement, de cette lumière animée d'un simulacre de vie. Eux, ils aiment le feu. Même après plusieurs millénaires d'évolution, l'être humain est toujours captivé par ce signe de supériorité, cette preuve qu'il est capable de dompter les forces aveugles et destructrices. Il a enfermé sa peur dans une cheminée, l'a dompté, l'a dressé. Le feu, comme un chien bien nourri, réchauffe son maître, mais le chien peut se transformer en loup...

Lovée dans un fauteuil, elle observe les braises. Elle est encore restée toute la soirée à contempler ce foyer empli de lumière. Elle a observé les flammes voraces naître, se nourrir, puis mourir, faute de combustible. Le feu, en se nourrissant, précipite sa fin. Mais comment pourrait-il le savoir, lui qui n'a ni esprit ni sentiments ? Lui qui n'est qu'une réaction chimique, enfermée, contenue par des humains qui ont perdu l'essentiel de vue ? Il est allumé pour la beauté du geste, pour le rappel de ces temps immémoriaux où il n'était provoqué que par des éclairs. Il est allumé pour le plaisir de quelques idiots qui ne savent pas qui il est ni ce qu'il représente pour elle.


Ils sont rassemblés autour du foyer, réchauffés après une journée passée dans la neige. Les enfants sont animés, les adultes sourient. Ce soir, ils sont heureux comme jamais. Tous les ans à cette date, ils se racontent des histoires, des rêves. Ils partagent, comme une famille heureuse. Des contes au coin du feu, quel tableau idyllique. Alors, les yeux illuminés par les étincelles, ils racontent, avec talent ou naïveté, des histoires drôles ou tristes, mais belles. Les contes de Noël qui se transmettent dans le pays. Ils partagent, ils échangent. L'esprit de famille les réchauffe. Ils en oublient la forme sombre, pelotonnée dans un fauteuil. Puis, la tête pleine de chaleur et de souvenirs, ils iront se coucher. Ils garderont précieusement en mémoire leurs quelques miettes de bonheur. Ils se rappelleront plus tard qu'ils ont été heureux.

Elle a vu les enfants partir, puis les adultes. Elle a vu le feu mourir. Et dans ses yeux vides, le semblant de vie qu'apportaient les flammes a disparu. Elle se complait dans son désespoir, sa prostration. Elle est morte mais en vie. Elle n'est plus rien. La flamme de la vie l'a consumée, puis s'est éteinte. Son cœur n'est qu'un désert de cendres, cendres qui s'envolent au vent. Elle a trop souffert pour accepter de s'offrir encore à la souffrance. Elle ne veut plus, n'a plus envie d'être une buche. Elle est une cendre, froide depuis trop longtemps. Son feu intérieur s'est étouffé dans ses restes. Elle n'attend plus que d'être balayée. L'aube grise et brumeuse frappe aux carreaux mais elle, elle reste immobile. Incapable de bouger. Elle fixe toujours les cendres, les restes d'elle-même. Des cendres que rien ne pourra faire revivre. Son cœur. Pourtant, sous les restes noirs des buches, elle repère une lueur rougeâtre. Curieuse, elle se lève et va observer le foyer de plus près. Elle écarte les cendres et la suie, et trouve une braise. Encore chaude, un feu en devenir. Un feu qui couvait sous la cendre. Le matin la trouve assise dans son coin de la pièce, qu'elle semble n'avoir pas quitté de la nuit. Mais dans les yeux vides, une braise rougeoie.



Voilà.

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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Mar 28 Avr - 18:48

La première est tout simplement sublime. Bien écrite et juste, elle finit sur une note d'optimisme qui n'est pas pour déplaire et reflète bien le naturel battant de l'homme. Quand pourrais-je écrire comme toi ? M'dégoûte. Arrive pas à finir ma nouvelle cynique comme 'Nym. Snif.

La deuxième est moins bien. Elle est pas mal, mais sans plus. Pourquoi ? Je ne saurais pas trop dire. J'ai l'impression que c'est parce qu'on n'entre pas dans l'histoire. Elle est peut-être trop courte ? On suit la scène avec détachement, que ce soit en italique ou en écriture normal, que ça parle de la joie ou de la fille éteinte. Le dernier paragraphe est, je trouve, lourd. Ok, je suis fatiguée, ça joue aussi. Mais le feu, c'est pas que les braises, les flammes, les cendres. Et je trouve que tu ne parles que de ça -en tout cas c'est tout ce que j'ai retenu. Tout ça pour dire que c'est surtout ce passage que tu devrais retravailler, le passage et les sentiments.
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Mar 28 Avr - 20:16

Boarf, tu as raison. Je devrais réécrire ça, ou bien l'opposer à une autre idée sur le même thème...

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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Mar 28 Avr - 21:13

J'aime beaucoup la toute première, mais la dernière moins, je sais pas trpo comment t'expliquer, je te le dirai ultérieurement
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Dim 7 Juin - 12:17

Peut-on espérer d'autres nouvelles ? I love you
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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Lun 8 Juin - 18:55

J'ai un énorme projet en cours, probablement en rapport avec mon début de roman, ce seront plusieurs récits dans le même univers, j'y travaille, promis, la première est entamée.

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MessageSujet: Re: Nouvelles.   Aujourd'hui à 17:18

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